Après des mois de révisions intenses, le CRFPA approche. Soudain, le cœur s’emballe, le sommeil se trouble et le doute s’installe. C’est normal. La gestion du stress est une compétence aussi importante que la maîtrise du Droit des Obligations.
Pour l’étudiant, le stress est à double tranchant : à petite dose, c’est un stimulant nécessaire (le “bon stress”). En excès, il devient un frein paralysant. Comment dompter cette tension nerveuse qui menace vos capacités ?
Note : Ces conseils visent à améliorer votre bien-être. Si vous souffrez de crises d’angoisse sévères, nous vous suggérons de consulter un médecin ou un spécialiste de la santé mentale.
Comprendre les réactions physiologiques : De quoi parle-t-on ?
Le stress est une réponse naturelle de l’organisme face à un défi. Votre cerveau libère des hormones du stress (comme le cortisol et l’adrénaline) pour vous préparer à l’action.
Cependant, sur le long terme, cet état d’alerte permanent a des conséquences négatives : maux de tête, troubles du sommeil, irritabilité ou difficultés de concentration. L’objectif n’est pas de supprimer le stress (c’est tout simplement impossible), mais de réduire son intensité pour qu’il reste un moteur et non un frein.
Pilier 1 : Une bonne hygiène de vie pour réduire le stress
Une voiture de course ne peut pas gagner avec un mauvais carburant. Votre corps est votre véhicule pour le CRFPA.
- Alimentation saine : Le lien entre le ventre et le cerveau est prouvé. Évitez les excitants (caféine en excès) qui augmentent le rythme cardiaque et miment les symptômes de l’anxiété. Privilégiez les aliments riches en magnésium et oméga-3. (Pour plus de détails, consultez notre article dédié à la mémoire et l’alimentation).
- Activité physique : C’est le moyen efficace le plus sous-estimé. Pas besoin de courir un marathon. Une marche rapide régulière de 30 minutes suffit à libérer des endorphines et à évacuer la tension musculaire accumulée devant les fiches. Le sport est un anxiolytique naturel.
- Sommeil : Coupez les écrans une heure avant le coucher. Un sommeil réparateur est indispensable pour “nettoyer” le cerveau des toxines émotionnelles de la journée.
Pilier 2 : Organisation et techniques mentales
Souvent, le stress naît du sentiment de perte de contrôle (“Je n’aurai jamais le temps de tout réviser”).
- L’organisation comme antidote : Un emploi du temps clair et réaliste apaise l’esprit. Savoir exactement quoi réviser et quand (grâce à la Méthode des J par exemple) permet de décharger votre charge mentale.
- La respiration abdominale : C’est la télécommande de votre système nerveux. En pratiquant la cohérence cardiaque ou la respiration profonde, vous envoyez un signal de sécurité à votre cerveau. (Retrouvez nos exercices pratiques dans l’article sur la sophrologie).
- La pensée positive : Adoptez un état d’esprit constructif. Au lieu de dire “Je vais rater”, dites “Je me suis préparé(e) sérieusement”. La visualisation positive aide à calmer l’appréhension.
Gérer son stress le jour des examens
Le jour des épreuves, la pression est à son comble. Voici comment ne pas se laisser envahir.
Avant l’épreuve : être dans sa bulle de confort
- Installez-vous : Choisissez une tenue confortable. Ce n’est pas un défilé de mode (sauf pour l’oral où la tenue professionnelle est de rigueur), c’est un marathon.
- Gérez la logistique : Posez votre montre, votre eau, vos barres de céréales et vos mouchoirs. Munissez-vous de vos objets fétiches : stylo, porte-bonheurs… Avoir son matériel prêt rassure.
- Évitez les “stressés” : Ne restez pas avec les candidats qui révisent frénétiquement devant la salle. Isolez-vous, écoutez de la musique ou pratiquez la méditation de l’instant présent. Positiver, respirer et oublier ceux qui planchent à côté de vous. Il faut partir gagnant.
Pendant l’épreuve : faire face au problème
Le trou noir ? Si les idées s’embrouillent, arrêtez tout. Posez votre stylo. Fermez les yeux quelques instants et visualiser un moment de sa vie agréable, qui procure des sensations ou des émotions positives. Faites 3 grandes respirations abdominales : gonfler le ventre à l’inspiration, le rentrer en expirant. Le stress coupe l’accès à la mémoire ; le calme le rétablit.
La “question piège” à l’oral ? Ne répondez pas du tac au tac. Prenez le temps de respirer et de reformuler la question. Cela vous donne de précieuses secondes pour structurer votre pensée et évacuer le stress. (Voir aussi : les 10 commandements du Grand Oral).
La gestion du stress fait partie intégrante de la réussite au CRFPA. En adoptant ces méthodes, vous arrivez armé d’une solidité mentale à toute épreuve. N’oubliez jamais : l’examen du CRFPA évalue vos connaissances, pas votre valeur en tant que personne. Souvenez-vous surtout qu’un examen peut se repasser, et que votre vie n’est pas en jeu !
Une question ? Prenez un rendez-vous téléphonique avec notre Directrice Pédagogique !



pour moi si justement cet examen est toute ma vie
triste vie