Le temps presse, les examens approchent et les livres s’empilent sur votre bureau. Pour un candidat au CRFPA, la masse d’informations à ingurgiter est colossale. Comment font certains pour traiter le dossier de la Note de Synthèse sans stress ? Ils se sont entraînés avec des techniques de lecture rapide.
Popularisée par Tony Buzan (également créateur du Mind Mapping), cette méthode n’est pas de la magie, c’est une mécanique intellectuelle. Beaucoup pensent qu’il suffit de bouger les yeux plus vite. C’est faux. Voici comment transformer votre vitesse de lecture tout en maintenant une excellente compréhension du texte.
Comprendre le mécanisme : Pourquoi lisons-nous lentement ?
La lecture normale (celle apprise à l’école primaire) repose sur deux freins qui brident votre vitesse autour de 150 à 200 mots par minute :
- La subvocalisation : C’est la petite voix dans votre tête qui prononce chaque mot. Or, votre cerveau analyse le sens beaucoup plus vite que vous ne parlez.
- Les régressions (retours en arrière) : Par insécurité, votre œil revient constamment en arrière pour vérifier ce qu’il vient de lire.
Le secret de la lecture rapide réside dans la réduction du temps de fixation. L’œil ne lit que lorsqu’il est immobile. Moins il s’arrête, plus il va vite. Les études scientifiques montrent qu’un lecteur lent s’arrête sur chaque mot, tandis qu’un lecteur rapide capture des groupes de mots entiers.
Se mettre en condition : La bulle de concentration
Un lecteur stressé est un lecteur lent car le stress rétrécit le champ visuel (vision en tunnel). Avant d’ouvrir votre Code, respirez calmement. Mettez en place votre bulle de concentration pour vous isoler. Un cerveau oxygéné et serein active sa vision périphérique, essentielle pour capter des groupes de mots entiers.
4 Astuces pour augmenter votre vitesse de lecture
Voici les outils utilisés par les participants aux championnats du monde de lecture rapide (comme les Français Mohamed Koussa ou Kamel Kajout) pour dépasser les 1000 mots par minute.
1. L’Amorçage
Ne vous lancez jamais dans une lecture à froid. C’est comme sprinter sans échauffement.
- La méthode : Avant de vous lancer, analysez la structure. Regardez la 1ère puis lisez attentivement la 4ème de couverture et le sommaire ou la table des matières.
Cette action va donner la “matière” à votre cerveau. Vous créez des “casiers mentaux” vides que vous allez remplir au fil de votre lecture. Si vous savez que le chapitre parle de “La nullité du contrat”, votre cerveau sera en alerte dès qu’il verra ce mot et traitera l’information par anticipation, sans effort.
2. Le guide visuel
C’est la technique fondamentale. Il faut un outil pour “tirer” votre regard et l’empêcher de reculer. Utilisez un stylo ou simplement votre doigt. Ce guide visuel a trois fonctions :
- Supprimer les retours en arrière : Le guide avance, il ne recule jamais. Il force votre œil à aller de l’avant.
- Lisser le mouvement : Il transforme les saccades de l’œil en un mouvement fluide et continu.
- Imposer le rythme : C’est votre main qui dicte la vitesse, pas votre œil.
Placez votre guide sous la ligne et déplacez-le à une vitesse légèrement supérieure à votre zone de confort. Forcez vos yeux à suivre. Au début, c’est inconfortable, mais votre cerveau va s’y adapter rapidement.
3. Lire en diagonale
La lecture en diagonale ou “le scanning” ne signifie pas survoler au hasard, mais chercher l’information pertinente. C’est crucial pour la Note de Synthèse.
Ne lisez pas tout. Cherchez les connecteurs logiques (Mais, En revanche, Par conséquent) et les idées principales qui se trouvent souvent au début ou à la fin des paragraphes.
Ne commencez pas au tout début de la ligne et ne finissez pas à la toute fin. Commencez au 3ème mot et arrêtez-vous 3 mots avant la fin. Votre vision périphérique captera les extrémités sans que vous ayez besoin de les fixer. Vous réduisez ainsi le trajet de l’œil de 30% sur chaque page.
4. La vitesse variable
Un bon lecteur sait moduler son allure. On ne lit pas un roman comme on lit un arrêt du Conseil d’État.
La lecture efficace, c’est savoir quand accélérer et quand ralentir.
- Accélérez : Sur les introductions, les exemples simples, les anecdotes ou les répétitions. Ici, le guide visuel doit voler.
- Ralentissez : Sur une définition technique ou un article de Code complexe. Ici, le guide ralentit pour permettre une analyse fine (“lecture profonde”).
Le mot de la Prépa Dalloz
Ces techniques demandent un temps d’adaptation. Au début, votre compréhension peut chuter légèrement, c’est normal. Ne lâchez pas votre guide visuel. Continuez à l’utiliser sur tous vos supports. Progressivement, votre cerveau va synchroniser la vitesse de vos yeux avec sa vitesse de traitement. Vous ne lirez plus, vous scannerez le savoir.
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